Le pourquoi du comment (et inversement)

Pourquoi donc un millionième sur la musique ? Quel est donc l’intérêt de ce site ? Pourquoi devriez-vous consentir à perdre du temps ici ? Vous n’avez rien d’autre à faire ? Une promenade dans les bois peut-être ? Des poubelles à sortir ? Allez-vous le regretter en restant sur ce blog ? Qui a mangé le bout de brioche qu’on avait gardé pour le petit déjeuner ? Quel est le sens de la vie ?

Avant de continuer, je vous préviens je n’ai pas toutes les réponses. Surtout pour le mystère de la disparition de la nourriture. Et si jamais vous avez des pistes autres que le film des monty pythons ou H2G2 pour la dernière question, n’hésitez pas à me contacter, sauf si vous êtes une secte.

Voilà une bonne chose de faite. Maintenant, parlons du sujet qui m’a amené à faire ce site.

La musique est une passion qui en général commence aux premières poussées d’acnés voire avant pour certains. Les plus vieux ont sans doute vu l’évolution du marché à travers les époques et pour les plus jeunes un résumé suit.  Au pire, internet est un outil très pratique.

Dans tous les cas, on ne peut nier un certain constat : les modes de « consommation » de la musique ont considérablement été métamorphosés ces dernières années.

Au temps béni du vinyle (en dehors des 45 tours), l’écoute des morceaux d’un album se faisait dans l’ordre imposé par les auteurs de l’oeuvre (ou parfois de la maison de disque). On changeait rarement une chanson et on ne se passait pas une piste en boucle. L’album était considéré comme un tout où chaque titre se suivait pour une raison plus ou moins évidente, mais en tout cas décidé par quelqu’un. De plus, l’artwork, c’est-à-dire la pochette ou l’emballage, était plus ou moins travaillé et faisait partie intégrante du l’objet.

L’arrivée des lecteurs-enregistreurs de cassettes a permis la première vague de piraterie, un sujet qui ne sera pas abordé ici, mais aussi de la création de compilation faite par des particuliers. N’importe qui pouvait très facilement faire son propre « best of » d’artiste ou d’album. Cette pratique a encore été simplifiée par l’apparition des graveurs de CD de plus en plus bon marché.

La démocratisation du format CD a probablement contribué à cette tendance de déstructuration de la tracklist. La faute (ou pas) à la capacité de l’auditeur de passer directement à la piste suivante ainsi que la possibilité de lire en mode aléatoire (shuffle). Le tout sans bouger de son canapé, mais l’invention de la télécommande n’a rien à voir avec ce site.

La dernière étape a eu lieu avec l’arrivée d’internet et de la génération mp3. Révolution : la musique se dématérialise, les ventes augmentent, les salles de concert sont d’autant plus fréquentées que les cachets des artistes explosent. La génération IPOD devient la majorité, pour le meilleur ou le pire, même si paradoxalement, on assiste à un soi-disant retour du vinyle (HOORRAY, le monde n’est pas perdu !)

Ce constat fait, je tiens juste à préciser qu’il s’agit de mes théories et mes hypothèses, elles ne sont aucunement basées sur une analyse scientifique de donnée ou autre. Je suis ouvert à toutes discussions, surtout autour d’une bière.

Dans cette ambiance que certains qualifieraient, non sans raison, de morose, j’ai décidé de faire un site sur ces albums qui ont un quelque chose de particulier, qui ont été pensés comme des oeuvres à travers leur déroulement musical, qui ont des caractéristiques originales au niveau de l’artwork ou qui ont plus ou moins marqués l’histoire grâce à des idées pas toujours si farfelues que ça. Tout cela en tentant d’aller un peu plus loin, en parlant de certains concerts étonnant ou amusant.