
Allons-y. C’est l’heure des classiques et dans le genre, on tient un gros poisson. Sorti en 1973 (mars pour être précis), c’est l’une des plus grandes ventes de l’histoire de la musique, occidentale en tout cas, et un record du nombre de semaines dans le top 100 américain. On ne compte plus les sites et magazines qui ont placé ce disque en tête de leur classement des meilleurs albums de tous les temps (et encore moins les groupes de reprises).
Mais sait-on vraiment ce qu’il y a derrière, mis à part les 2 singles ? Que peut-on dire qui ne l’a jamais été ? Sans doute rien et n’importe quel fan n’apprendra rien ici. Les autres aussi peut être, mais tentons quand même…
Déjà, il est clair que ce n’est pas une collection de chansons, mais un tout. Les compositions forment une unité même si évidemment on peut les écouter séparément : la volonté du groupe n’est pas là. D’ailleurs, il parait que la vente au morceaux comme sur la plateforme de la pomme n’était pas bien vue, mais les lois du marché sont ce qu’elles sont…
Pour être plus exacts, les disques de l’époque étaient commercialisés sous forme de vinyle, donc avec deux faces (duh!) et chacune était une entité musicale entière. On suit différentes phases de la vie d’un être humain, avec le battement du cœur au départ et à la fin. De nombreux thèmes sont traités comme le temps qui passe (Time), l’avarice et le consumérisme (money, le tube de l’album et son célèbre sample de caisse enregistreuse) ou encore la mort (The Great Gig in the sky, avec Clare Torry au chant). On peut aussi citer Brain Damage, qui est en relation directe avec Syd Barret et traite de la santé mentale, ou us and them et ses textes à propos de la dépression, l’isolement et autre joyeuseté à l’humanité.
Bref, malgré cette ambiance sombre et triste, des instrumentations purement musicales et des paroles résolument noires, cet album est un des plus connus de l’histoire de la musique avec tout ce que cela implique plus haut. Musicalement, on est au début de l’art du sampling, des synthétiseurs et autres, mais pourtant cela reste encore assez actuel, surtout comparé à d’autres albums de l’époque ou même plus récents. Il a même servi de référence à l’époque du lancement du CD et de sa supposée qualité de son supérieure…
Pour l’écouter, c’est facile, soit vous fouillez dans le grenier de vos parents, tout le monde à un exemplaire, soit vous demandez à un ami qu’il le fasse. On est jamais vraiment loin d’une copie de Dark Side Of The Moon…
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