
Ce n’est pas l’arrivée du MP3 et de la dématérialisation qui inventé les packagings luxueux et les collectors rigolos. Peut-être les nouvelles technologies ont motivé les artistes a repenser l’objet musical plus souvent, mais l’idée est vieille comme l’industrie. Pour exemple, projetons-nous dans les anciennes années nonante (comme dirais nos amis les Belges)…
En 1997, sors le 3e opus de Spiritualized. Et même si l’album a eu un succès critique et public non négligeable, il serait totalement inutile d’en parler ici si Jason Pierce, le leader n’avait pas eu un éclair de génie concernant le design. Pour tous ceux qui observent bien la pochette ci-dessus ou le petits malins qui ont déjà vu les photos qui illustrent cet article, il n’y a pas ou peu de mystère… Nous avons une belle reproduction du monde pharmaceutique.
À l’époque plusieurs possibilités d’achat : le cd tout simple, la version vinyle (qui pour une fois n’est pas la plus intéressante), l’édition spéciale et l’édition limitée. Les compositions sont les mêmes sur toutes les versions, mais l’emballage varie sensiblement sur les deux dernières.

D’une part le ou les CDs sont sous un blister semblable à ceux des médicaments (les photos parlent d’elles-mêmes). Ce qui est assez formidable au point de vue marketing avec le fanboy de base qui n’osera jamais ruiner son collector et paiera une deuxième fois pour l’album. En plus de cela, les crédits et la tracklist se trouvent sur un papier imitant parfaitement et avec humour ceux des médicaments. La version limitée va même encore plus loin en séparant chaque morceau sur un CD de 3 pouces (petit donc) emballés individuellement, de telle sorte qu’on pourrait croire à une boite de pharmacie énorme.
Pour rendre à César ce qui lui appartient (en plus de la nourriture pour petit chien blanc), l’ancien Spacemen 3 n’a pas fait le design tout seul, mais a reçu l’aide non négligeable de Mark Farrow
Et la petite note de fin sur des news pas trop périmée, le groupe a joué l’intégrale de cet album en 2009 et a ressorti à cette occasion une nouvelle version remastérisée avec 2 titres inédits. Et celle-ci est disponible dans les 3 formats !
En écoute ici (et c’est même carrément excellent)
Et la ré-édition (en noir) se trouve ici (125 £ quand même!)
NB : En anglais, médicament se dit « drugs ». Entre ça, le titre (« Madame, Monsieur, nous flottons dans l’espace ») et la musique, on se doute bien de leurs positions sur l’utilisation de substance dites…alternatives…


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