Jeffrey lewis and the junkyard – Rock et bande dessinée underground

On lui donnerait la main de notre fille sans hésiter !

Folk, antifolk, néo folk ou même le merveilleux folktronica… L’industrie musicale est en forme et jamais les journalistes, tourneurs et promoteurs ne sècheront quand il s’agira de vendre de l’ancien (aucune volonté péjorative là-dedans) sous un nouveau label. Qu’importe si le New-Yorkais Jeffrey Lewis est classé sous antifolk ou grindcore. Ses chansons sont au moins aussi sympathiques que le personnage.

Grand baroudeur, autostoppeur, aventurier, cet homme a vu du paysage. Sa passion la musique, mais aussi la bande dessinée (et sans doute d’autre, mais cela ne nous concerne pas). Du coup mélanger les deux est naturel pour lui. Sur ces pochettes c’est évident, on reconnait son style très inspiré de la BD underground américain (une des meilleures au monde en passant), mais réussir à passer son engouement pour le neuvième art en concert n’était pas une mince affaire. Pourtant, c’est si simple quand on pense… L’américain et son groupe en live c’est 2 types de compositions : les chiantes, des balades où on aimerait tenir la main de sa dulcinée dans un champ de blé, le vent dans les cheveux et les chansons bien, celle qui dépotent avec des gros bouts de Violent Femmes à l’intérieur et qui font bouger la tête. Et de temps en temps, un petit interlude culturel. Les musiciens continuent à jouer, le noir se fait, le rétroprojecteur s’allume et une BD est visible sur scène. Point de phylactère, uniquement des illustrations, le reste est fait par le Monsieur Lewis et sa voix. Selon les concerts et son envie, on peut avoir son interprétation absurde du roman noir, une version presque personnelle de la Révolution Française ou d’autres.

http://www.thejeffreylewissite.com/ ou on peut retrouver ses oeuvres.

Une interview ici

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Eo21TpUqg1o]

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