
« Pierre angulaire du heavy métal », « Concept d’anthologie », « album novateur » sont quelques-uns des commentaires qu’on peut lire sur la toile à propos de ce « operation : mindcrime ». Loin de critiquer sa qualité musicale (on n’attaque pas le heavy !!), parlons plutôt de ce qui fait de lui le premier opéra métal…
Sorti en 1988, le 4e album des Américains de Queensrÿche, la contraction de Queen of the Reich, a dans tous les cas marqué une génération de chevelu grâce à l’histoire de Nikki. Le jeune au nom cool de eighties se retrouve aux prises avec le Docteur X (comme dans action man) qui va le manipuler avec de la drogue et des lavages de cerveau. À chaque fois que le docteur prononce « mindcrime », le petit Nikky se métamorphose en poupée amorphe et exécute ses ordres (généralement des assassinats). Bien évidemment, c’est à ce moment qu’intervient Sister Mary, une prostituée convertie en nonne (!) avec qui il s’entend et lui permet de réaliser la machination qui l’étreint. Ensuite, c’est un scénario classique : il tombe amoureux, le docteur voit une menace en Mary et veut qu’il la tue, il n’y arrive pas, mais Mary meurt, il devient fou,rongés par la culpabilité et se retrouve dans un hôpital après que la police l’ai arrêté. D’ailleurs, le disque commence ici, avec les souvenirs du marginal.
Avouons le, l’histoire est assez ridicule, mais s’inscrit totalement dans les années 80 et encore plus dans le heavy métal. L’écriture quant à elle est plutôt bien fichue selon la communauté des fans de jeans moulants. Et musicalement, c’est plein de solos, de chant aigu et on est pas loin d’Iron Maiden.
Il est aussi intéressant de noter que pour la promotion du disque, l’intégralité était jouée sur scène avec des vidéos, des acteurs et Pamela Moore en invitée : un véritable opéra, mais en heavy métal. En 2006 parait Operation : Mindcrime 2 qui narre la suite des aventures. En concert, les deux albums sont joués l’un après l’autre avec des featurings comme Dio (RIP) dans le rôle du Docteur X.
En écoute ici et même en live !
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