Le comment du quoi !

Pourquoi ce site/page/blog ?

Sans prétention, parler des albums qui ont un concept qui sort de l’ordinaire, qui ont une ligne directrice ou qui ont une idée non pas révolutionnaire, mais simplement étonnante ou originale. D’un point de vu artistique ou technologie les exemples sont nombreux et avec de la chance, vous allez faire des découvertes sur ce site.

D’abord, qu’est-ce qu’un concept album ?

Selon Wikipédia : Un album-concept, ou album concept (de l’anglais concept album) est un terme discologique qui traduit la volonté de la part d’un artiste ou d’un groupe de créer une oeuvre filée tout au long d’un disque.

Malgré cette définition plutôt claire, il existe des points de dissension entre les « critiques » de musique. Fait-on une différence entre les albums qui ont juste un propos commun entre les pistes sonores et les disques ayant une ligne directrice ou racontant une histoire ? Ce dernier type n’est-il pas plus dans la catégorie de l’opéra rock ?

Et que fait-on de ceux qui n’ont pas de structure narrative ni thème, mais dont l’ordre des chansons découle d’une démarche artistique ?

Et donc, que va-t-on faire ?

Oublier tout ce charabia et ces définitions inutiles ! À la base, on est ici pour se faire plaisir. Donc d’une façon totalement arbitraire et sans aucune raison valable, j’ai décidé (après une nuit blanche de négociation, une cuite et un vote à main levé) de ne PAS me fixer de limites !

Et tant qu’à faire, s’il n’y a pas de frontières dans le concept, autant aller encore plus loin. Le principe d’aller plus loin que des bornes qui n’existent pas est certes assez abstrait, mais qu’importe !

En effet, pourquoi ne pas intégrer les caractéristiques physiques des albums, leurs emballages, leurs packagings (pour parler en mode jeune d’école de commerce) ? Dans un monde ou le support matériel tant à disparaitre au profit de la virtualisation, il est agréable de revenir aux choses concrètes. Vous l’aurez compris, on s’adresse ici au fétichiste de l’œuvre, aux collectionneurs de beaux Objets (ou pas du tout même). Bref, mort aux boitiers cristal des CDs et au mp3s !

Plus fort, le concept peut aussi aller encore plus loin et investir les concerts. De nombreux groupes sortent de la formation classique du quatuor guitare, basse, batterie, chant et renouvellent les expériences scéniques grâce à un jeu de scène, de lumière ou d’idée innovante ou farfelue.

Au final, ça parle de tout et n’importe quoi ici ?

C’est un bon résumé, mais un poil exagéré quand même !

Avant de continuer, je vous préviens je n’ai pas toutes les réponses. Surtout pour le mystère de la disparition de la nourriture. Et si jamais vous avez des pistes autres que le film des monty pythons ou H2G2 pour la dernière question, n’hésitez pas à me contacter, sauf si vous êtes une secte.

Voilà une bonne chose de faite. Maintenant, parlons du sujet qui m’a amené à faire ce site.

La musique est une passion qui en général commence aux premières poussées d’acnés voire avant pour certains. Les plus vieux ont sans doute vu l’évolution du marché à travers les époques et pour les plus jeunes un résumé suit.  Au pire, internet est un outil très pratique.

Dans tous les cas, on ne peut nier un certain constat : les modes de « consommation » de la musique ont considérablement été métamorphosés ces dernières années.

Au temps béni du vinyle (en dehors des 45 tours), l’écoute des morceaux d’un album se faisait dans l’ordre imposé par les auteurs de l’oeuvre (ou parfois de la maison de disque). On changeait rarement une chanson et on ne se passait pas une piste en boucle. L’album était considéré comme un tout où chaque titre se suivait pour une raison plus ou moins évidente, mais en tout cas décidé par quelqu’un. De plus, l’artwork, c’est-à-dire la pochette ou l’emballage, était plus ou moins travaillé et faisait partie intégrante du l’objet.

L’arrivée des lecteurs-enregistreurs de cassettes a permis la première vague de piraterie, un sujet qui ne sera pas abordé ici, mais aussi de la création de compilation faite par des particuliers. N’importe qui pouvait très facilement faire son propre « best of » d’artiste ou d’album. Cette pratique a encore été simplifiée par l’apparition des graveurs de CD de plus en plus bon marché.

La démocratisation du format CD a probablement contribué à cette tendance de déstructuration de la tracklist. La faute (ou pas) à la capacité de l’auditeur de passer directement à la piste suivante ainsi que la possibilité de lire en mode aléatoire (shuffle). Le tout sans bouger de son canapé, mais l’invention de la télécommande n’a rien à voir avec ce site.

La dernière étape a eu lieu avec l’arrivée d’internet et de la génération mp3. Révolution : la musique se dématérialise, les ventes augmentent, les salles de concert sont d’autant plus fréquentées que les cachets des artistes explosent. La génération IPOD devient la majorité, pour le meilleur ou le pire, même si paradoxalement, on assiste à un soi-disant retour du vinyle (HOORRAY, le monde n’est pas perdu !)

Ce constat fait, je tiens juste à préciser qu’il s’agit de mes théories et mes hypothèses, elles ne sont aucunement basées sur une analyse scientifique de donnée ou autre. Je suis ouvert à toutes discussions, surtout autour d’une bière.

Dans cette ambiance que certains qualifieraient, non sans raison, de morose, j’ai décidé de faire un site sur ces albums qui ont un quelque chose de particulier, qui ont été pensés comme des oeuvres à travers leur déroulement musical, qui ont des caractéristiques originales au niveau de l’artwork ou qui ont plus ou moins marqués l’histoire grâce à des idées pas toujours si farfelues que ça. Tout cela en tentant d’aller un peu plus loin, en parlant de certains concerts étonnant ou amusant.